LES JEUX OLYMPIQUES 2 0 0 8 - PEKIN
 

Devise olympique

La devise latine des jeux olympiques est, depuis 1894, année du congrès olympique : citius, altius, fortius... (plus vite, plus haut, plus fort...).

C'est Pierre de Coubertin qui proposa cette devise, empruntée à son ami l'abbé Henri Didon. Un emprunt ni fortuit, ni anodin. Trois ans auparavant, le 7 mars 1891, à la fin des compétitions sportives du collège Albert-le-Grand d'Arcueil dont il est directeur, l'abbé Didon, en présence de son ami de Coubertin, avait lancé aux participants : « Mes enfants, je vous donne comme devise sur les stades comme dans la vie : citius, altius, fortius. »

Pierre de Coubertin envisageait le sport d'un point de vue pédagogique : il y voyait un moyen de sociabilisation et de moralisation. (voir : Devise olympique) Cet emprunt est aussi un hommage. Né en 1840 au Touvet (Isère), ordonné prêtre à 22 ans, Henri Didon fut un sportif émérite qui mit le sport au cœur de sa pédagogie.

Surtout il faut savoir que les premiers jeux Olympiques de l'ère moderne sont nés en... 1832, au petit séminaire du Rondeau, au pied de la Chartreuse.
Tout était prévu : charte olympique, cérémonie d'ouverture, épreuves sportives, remise de médailles. En 1896, l'abbé Didon assiste aux premiers jeux Olympiques et célèbre une messe œcuménique et olympique en la cathédrale d'Athènes devant quatre mille personnes.

En 1897, trois ans avant de mourir, il ouvre le deuxième congrès olympique international. Malgré cela, le rôle de l'abbé Didon reste méconnu, comme l'est la contribution chrétienne à l'idéal olympique moderne.